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Global_Rapport_final_2004.htm

REPUBLIQUE DU RWANDA

       

  MINISTERE DE LA SANTE

         B.P. 84 KIGALI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RAPPORT ANNUEL 2004

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                          

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mai 2005


1.              Préface

 

Le Ministère de la santé continue sa mission lui assignée par le Gouvernement du Rwanda, laquelle mission consiste en l’amélioration de l’état de santé de la population à travers un système de santé proactif et cohérent. Cette mission s’inspire de la vision 2020, de la Stratégie Nationale d’Investissement, du Document de Réduction de la Pauvreté, de la matrice de politique dans le cadre de la réforme sanitaire, des conclusions et recommandations de la commission macro économie et santé; et enfin, du cadrage des dépenses à moyen terme dans un contexte de bonne gouvernance et de la réduction de la pauvreté. Les indicateurs du secteur santé du Rwanda sont parmi les plus délicats du monde notamment ceux en rapport avec les décès maternels, les décès infantiles et infanto juvéniles. Notons qu’en moyenne le nombre d’années de vie en bonne santé perdues attendu à la naissance est d’environ 14 ans.

 

La santé environnementale, la pauvreté, la malnutrition et l’ignorance constituent des boulots d’étranglements du développement économique du Rwanda, raison pour laquelle de nouvelles initiatives ont vu le jour en 2004 dans le cadre d’investir dans la santé pour un développement économique durable. Il s’agit notamment de l’adoption des conclusions et recommandations de la Commission Macro Economie et santé, de l’initiative à la performance, la concertation élargie en matière de gestion du système de santé et la promotion des mutuelles de santé dans toutes les provinces du pays.

Ce rapport annuel 2004 est subdivisé en deux grandes parties à savoir:

 

La première partie est consacrée à la lutte contre la maladie permettant de mieux comprendre la situation prévalente des maladies au Rwanda, montrant par là les indicateurs de processus et de résultats directs issus des activités menées au cours de l’année 2004 tout en faisant une comparaison d’année en année. Des recommandations et des perspectives d’avenir sont proposées pour l’amélioration de cet état de santé. Il faut signaler que parfois la part de nos partenaires en matière de santé se fait voir surtout en matière de lutte contre les grandes endémies telles que le SIDA, le Paludisme et la Tuberculose.

 

La deuxième partie présente les activités du développement du système de santé.  En effet, cette deuxième partie souligne les grandes lignes de développement du secteur santé tout en montrant la politique à suivre à long terme, à moyen terme et à court terme.

 

Ce rapport se présente sous forme d’une synthèse de l’ensemble des données existantes et le contenu devrait servir de base de décision aux différents décideurs et leaders du secteur de la santé et à ses différents partenaires dans les activités quotidiennes de gestion du secteur. Je vous en souhaite bonne utilisation et bonne lecture.

                                                                       Le Ministre de la Santé,                                                                                                          Dr Jean Damascène NTAWUKULIRYAYO.

2.              Abréviations

ARC                 : American Refugee Committee

AQ + SP          : Association amodiaquine Sulfadoxine Pyrimethamine

BCG                 : Bacille de Colette et Guérin

CAMERWA      : Centrale d’Achat des Médicaments Essentiels du Rwanda

CDC                 : Control Disease Center

CHK                 : Centre Hospitalier de Kigali

CHU                 : Centre Hospitalo-Universitaire

CNLS               : Commission Nationale de Lutte Contre le SIDA

CNTS               : Centre National de Transfusion Sanguine

CRIS                : Centre Rwandais d’Information sur le SIDA

CRR                 : Croix Rouge Rwandaise

CPN                 : Consultation Prénatale

CTS                 : Centre de Transfusion Sanguine

CS                   : Centre de santé

DOTS               : Directed Observed treatment Short Course

DTC3                : Troisième dose du Vaccin Diphterie Tetanos et Coqueluche

DS                   : District de santé

FOSA               : Formation Sanitaire

ECD                 : Equipe Cadre du District

Frw                  : Franc Rwandais

HD                   : Hôpital de District

HRN                 : Hôpital de Référence Nationale

IAVR                : Infection Aigue des Voies Respiratoires

ICT                   : Information Communication Technology

IEC                  : Information, Education, Communication

IMT/Anvers        : Institut de Médecine tropicale d’Anvers

IST                   : Infection Sexuellement Transmissible

IVRS                : Infection des Voies Respiratoires Supérieures

LABOPHAR      : laboratoire Pharmaceutique du Rwanda

MI                    : Moustiquaire imprégnée

MIM                 : Multilateral Initiative on Malaria

MINISANTE      : Ministère de la santé

MPE                : Malnutrition Protéino Energétique

MSF                 : Médecins Sans Frontières

MVK                : Mairie de la Ville de Kigali

NPA                 : Norvegian People’s Aid

OMS                : Organisation Mondiale de la Santé

ONG                : Organissation Non Gouvernementale

PCA                 : Paquet Complémentaire d’Activités

PCIME  : Prise en Charge Intégrée des Maladies de l’Enfance

PEC                 : Prise En Charge

PMA                : Paquet Minimum d’Activités

PMTE                          : Programme de lutte contre la Transmission de l’Infection VIH de la Mère à    l’Enfant

PNB                 : Produit National Brut

PNILP              : Programme National Intégré de lutte contre le Paludisme

PNILT               : Programme National Intégré de lutte contre la Lèpre et la Tuberculose

PSI                  : Populations Services International

PVV                 : Prise en Charge des Personnes Vivant avec le VIH/SIDA

RBM                : Roll Back Malaria

SIDA                : Syndrome d’Immuno- Déficience Acquise

SIS                  : Système d’Information Sanitaire

TBC                 : Tuberculose

TME                 : Transmission du VIH de la Mère à l’Enfant

UNICEF            : United Children’s Fund

USAID  : United states Agency for International Development

USD                 : United States Dollars

VCT                 : Voluntary Counseling and AIDS Testing

VIH                  : Virus de l’Immunodéficience Humaine


Résumé

 

Le rapport annuel 2004 relate les principales activités réalisées par le Ministère de la Santé. Elles s’inscrivent dans la mission du Gouvernement du Rwanda qui a pour but d’assurer le bien-être de la population du Rwanda par l’augmentation de la production et la réduction de la pauvreté dans un contexte de bonne gouvernance.

 

Ce rapport est synthétique et analytique, ciblant les priorités du pays en matière de santé.  L’utilisation des services de santé reste faible même si on note une légère hausse par rapport à l’année 2003 concernant le taux d’utilisation qui est passé de 0,33 nouveaux cas par habitant à 0,38 nouveaux cas par habitant et le taux d’occupation des lits qui est passé de 54% à 57,5%.  Il est bon de prendre en compte dans l’interprétation de ces résultats, la sous notification des cas principalement concernant les structures privées ainsi que le manque d’informations sur les décès à domicile. Ce rapport est composé de deux grandes parties, la première traite de la lutte contre la maladie et la deuxième du développement du système de santé.

 

Partie 1.  Lutte contre la maladie

 

Les principales causes  de morbidité et de mortalité restent toujours les maladies infectieuses et parasitaires telles que le paludisme, le VIH/SIDA, la tuberculose, les infections des voies respiratoires, les maladies  diarrhéiques, les parasitoses, les affections cutanées, le choléra et la méningite. 

 

1.1. Lutte contre le paludisme

 

En vue de réduire la morbidité et la mortalité due au paludisme, les stratégies de lutte se sont articulées autour des axes suivants : l’amélioration de la prise en charge du  paludisme, l’usage des moustiquaires, le contrôle des épidémies de paludisme, la collaboration intersectorielle, l’implication du secteur sanitaire privé et la recherche opérationnelle ont été des stratégies de base en vue lutter effectivement contre le paludisme.   

 

La prise en charge a été améliorée au niveau des FOSA publics et privés par un meilleur encadrement du personnel soignant et de laboratoire ainsi que par l’introduction de l’approche assurance qualité concernant le paludisme dans quelques districts sanitaires.  La prévention contre la paludisme s’est poursuivie avec les partenaires par la mise en œuvre des mécanismes susceptibles d’augmenter l’utilisation des moustiquaires imprégnés mais également par l’introduction des moustiquaires imprégnés à longue durée surtout pour les groupes les plus à risque du paludisme.

 

La surveillance épidémiologique s’est améliorée par l’intégration du paludisme dans la surveillance intégrée de la maladie et la riposte faisant ainsi du paludisme, une maladie à déclaration hebdomadaire. Conjointement à cette approche, un suivi des variations climatologiques a été instauré dans tous les sites   sentinelles et un plan sectoriel de lutte contre les épidémies du paludisme au Rwanda a été élaboré.

 

L’IEC a ciblé les activités de sensibilisation de la population à la prévention du paludisme et à la conduite à prendre une fois qu’on est malade. Les médias nationaux ont participé à cette sensibilisation.

 

La collaboration intersectorielle s’est poursuivie avec le secteur sanitaire privé et les agences de coopération bilatérale et multilatérale concernant la lutte contre le paludisme.

 

Dans le cadre de la recherche opérationnelle, soulignons que des études de chimiosensibilité du Plasmodium Falciparum in vivo aux molécules Artékin, AQ-SP, AQ-Art, Coartem ainsi que in vitro aux molécules AQ, Art-CQ.

 

1.2.  Lutte  contre le SIDA

 

Les données disponibles sur les connaissances et les comportements des Rwandais en matière de VIH/SIDA montrent que plus de 80% des Rwandais connaissent le SIDA, cependant, beaucoup d'efforts restent à faire dans le domaine de la sensibilisation de la population pour le changement de comportement. La prévalence du VIH/SIDA est estimée dans l’intervalle de 3 % à 8 %.

 

Le SIS n’a notifié que 55.000 cas de SIDA mais ce chiffre ne prend pas en compte  les malades qui se font soigner dans des structures privées et aussi les cas enregistrés sous d’autres pathologies dans les FOSA.

 

Les données du laboratoire national de référence pour les infections à rétrovirus montrent que la demande en services de dépistage continue leur progression ascendante d’année en année. (Pas de chiffres)

 

Le nombre des sites pour la prévention de l’infection du VIH de la mère à l’enfant (PMTCT) a augmenté et le programme couvre toutes les provinces du pays afin de réduire l’incidence du VIH chez les enfants nés de mères séropositives.  Mais compte tenu du taux de prévalence élevée chez les femmes enceintes fréquentant les CPN, il sera nécessaire que chaque centre PMTCT soit accompagné d’un service pour la prise en charge clinique et psychosociale des mères et des enfants infectés.

 

La prise en charge des PVV a connu une amélioration significative grâce à la réduction des prix des anti-rétroviraux et même à la gratuité pour les patients extrêmement pauvres d’une part et par la mise en place des guides de prise en charge continue des PVV des hôpitaux jusqu’à domicile. (Pas de chiffres)

 

Les activités de lutte contre le VIH/SIDA connaissent une collaboration multisectorielle importante et bénéficient du financement des plusieurs intervenants tant internationaux que nationaux.

 

 

1.3. Lutte contre la Tuberculose

 

Le PNILT a poursuivi son encadrement des DS  dans l’amélioration du dépistage et la prise en charge des cas par un renforcement de la formation du personnel des FOSA et des supervisions formatives.

 

Le taux de dépistage est autour de 36% alors que le taux de succès thérapeutique oscille autour de 66%. Il est noté une émergence de la multi résistance qui devrait inciter au renforcement de la stratégie DOTS concernant le schéma thérapeutique de 1ier ligne.

 

1.4. Problèmes de santé de la reproduction

 

 Des indicateurs de santé de la reproduction  restent extrêmement préoccupants et sont caractérisés par une mortalité maternelle très élevée (1 071 décès pour 100 000 naissances vivantes), une forte mortalité infantile (107 décès 1000 naissances vivantes), un indice synthétique de fécondité estimé à 5,8 ; un mauvais état nutritionnel de la femme enceinte et allaitante et un faible taux d'utilisation des services de Santé de la Reproduction. 

 

1.5. Lutte contre les maladies de l'enfance

 

En 2004, le taux de supplémentation en Vitamine A pour les enfants de 6-59 mois est satisfaisant au 1ier tour (90%) mais très faible au 2ème tour (3%).

Le taux d’utilisation concernant le suivi de la croissance au niveau de la communauté reste encore faible avec un taux moyen de malnutrition globale autour de  22% dans les 9 DS appliquant le Programme de Nutrition à Base Communautaire. La mortalité reste élevée dans les services de récupération nutritionnelle

Le taux de couverture vaccinale pour tous les antigènes est supérieur à 80%. Non seulement l’importance de la vaccination est comprise mais on note aussi que 60% des enfants ont utilisé le service de santé dans les deux semaines qui ont suivi leur naissance en dépit du fait que la majorité des accouchements s’effectuent à domicile. Ces bons résultats sont la combinaison des stratégies telles que : la formation des agents de santé, la supervision, le monitorage des activités, le renforcement de la maintenance des équipements et de la logistique du Programme élargi de vaccination.

Dans le cadre de la surveillance des maladies évitables, signalons que le Rwanda a déposé devant la Commission Régionale de certification d’éradication de la poliomyélite pour l’Afrique son rapport de certification d’éradication de la poliomyélite sur base des hautes performances enregistrées depuis 1999 concernant cette maladie mais des efforts restent à faire en ce qui concerne le tétanos néonatal et la rougeole. La mortalité infantile reste importante dans le pays et la mise en œuvre de la PCIME devrait améliorer les performances concernant la lutte contre les maladies de l’enfance.

 

1.6. Promotion de la santé mentale 

 

Avec la guerre et le génocide de 1994, les problèmes de santé mentale sont devenus un problème de santé publique majeur. 

 

Un accent particulier a été mis sur le renforcement des capacités des ressources humaines disponibles tant au niveau central que périphérique sur des thèmes dans le but d’améliorer la prise en charge des problèmes en santé mentale.

 

Le PNSM a atteint plus de 18000 personnes dont les animateurs de santé, les autorités politico administratives de base, les membres de la Croix Rouge ainsi que des formateurs des juges dans le cadre de la Gacaca et du 10ème anniversaire du génocide. Des outils pour la sensibilisation ont été traduits en Kinyarwanda et les média ont participé à cette sensibilisation de la population.Il faut signaler que les textes légaux de la santé mentale sont en cours d’élaboration.

 

Partie II. Développement du système de santé

 

2.1. Développement du système de santé de district 

 

 Le Ministère de la Santé, tout comme pour les années antérieures, a consacré beaucoup d’efforts au développement du système de santé de district.

 

Les principales activités pour cette année se sont focalisées sur le renforcement de la décentralisation  des services de santé, la promotion de la participation communautaire dans la gestion et le financement des services de santé,  le développement des ressources humaines ainsi que la promotion de la qualité des services offerts à la communauté.

 

Pour permettre aux hôpitaux de référence nationale d’assurer l’appui nécessaire aux hôpitaux de district, le Gouvernement a continué à appuyer le fonctionnement de ces hôpitaux par la fourniture des équipements nécessaires pour le plateau technique, la mise en place des infrastructures nécessaires, l’appui à la recherche suivant les priorités nationales ainsi que la formation du personnel spécialisé. 

 

Selon les grands principes de la décentralisation, l’hôpital de district est au centre de la planification du district de santé.

 

L'un des facteurs de succès de la décentralisation est le développement des mécanismes mettant l’hôpital de district au cœur de la planification du gouvernement local. Une attention particulière est mise sur le développement des capacités techniques pour assurer une amélioration de la qualité de la prise en charge des problèmes de santé.

 

2.2. Le financement du secteur santé

 

Entre  1997 et 1999, le paquet de financement du secteur santé du pays était largement dominé par les apports extérieurs. A partir de 1999,  le financement extérieur accuse une baisse qui devient drastique à partir de l'année 2000.

 

A partir de l'année 2001, on remarque que l’enveloppe budgétaire tient compte de la dynamique de la décentralisation.  Une part importante du budget est allouée  aux régions sanitaires et districts sanitaires, qui sont des entités décentralisées du système de santé.  

 

Il est constaté aussi que l’apport du Gouvernement devient de plus en plus important dans le financement du secteur santé. La contribution de la population estimée à 30% constitue un apport complémentaire important d’apport et se fait à travers le recouvrement des coûts des prestations des soins par paiements directs et par paiements anticipés. A cet effet, on remarque que le taux de couverture de population à travers les mutuelles du pays est passé de 9% en 2003 à 27% en 2004.

 

2.3. Développement du secteur pharmaceutique 

 

En 2004, plusieurs arrêtés ministériels ont été finalisés et soumis au conseil des ministres pour réglementer le secteur pharmaceutique. Et pour assurer l’accessibilité financière aux médicaments, le Gouvernement à décidé d’exonérer les médicaments, les consommables médicaux et équipements médicaux.

 

Au  Rwanda, l’approvisionnement en médicaments  se fait principalement par les importations. Le secteur privé adhère de plus en plus à la politique des médicaments génériques et les efforts d’encouragement pour une production locale plus importante devraient se poursuivre.

 

2.4. Infrastructures de santé et équipements biomédicaux

 

Au cours de l’année 2004, deux CS ont été construits et ils attendent l’installation de l’énergie, la distribution d’eau et l’installation des équipements. Un cahier de charge a été élaboré pour la réhabilitation de 2 CS au cours de 2005.

 

Les travaux des hôpitaux de Gitwe, Kibirizi, de Kitabagaba et la maternité du CHUK sont en cours d’achèvement. Le processus d’équipement devrait s’achever au cours de 2005. Des dossiers d’appel d’offre et de passation des marchés ont été préparés en 2004 pour la construction de 7 hôpitaux districts à partir de l’année 2005.

 

2.5. Développement des ressources humaines

 

Le Ministère de la  Santé souffre d’une insuffisance quantitative et qualitative du  personnel dans les districts de Santé. Le processus de réforme du secteur de la santé est en cours et la compilation des dossiers du personnel province par province n’est pas encore effective.

 

Un plan de développement des ressources humaines est en cours d’élaboration. Dans le cadre de renforcement des capacités, des bourses d’étude tant locales et celles à longue durée ont été octroyées au personnel du secteur de la santé.

 

Remarquons qu’un médecin sur cinq qui travaille reste au monde rural. La mise en retraite, la fin des contrats pour le personnel non qualifié, les départs en formation et les départs pour les secteurs plus rémunérateurs continuent à éclaircir les rangs des agents de santé de l’Etat.


 

Executive Summary

 

The 2004 annual report narrates the principle achievements of the Ministry of Health. These are in accordance with the mission of the Government of Rwanda which has the goal of ensuring the well being of the Rwandan population by increasing their productivity and reducing poverty in a context of good governance

 

The report is analytic and summarised, targeting the country’s priorities in the health sector. The utilisation of health services is still low although we note some increase during 2004, from 0.33 new cases per inhabitant in 2003 to 0.38 new cases per inhabitant.  The bed occupancy rate increased from 54% to 57.5% during the same period. This data should, however, be interpreted with caution due to the underreporting of cases mainly due the incomplete data from the private sector and lack of information on the deaths that occur in the community. 

 

The report is composed of two major parts: the first reports on the disease control activities while the second reports on the development of the health system.

 

Part 1.  Disease Control

 

Infectious and parasitic diseases such as malaria, HIV/AIDS, tuberculosis, respiratory tract infections, diarrhoeal diseases, intestinal parasites, skin diseases, cholera and meningitis remain the leading causes of morbidity and mortality.

 

1.1. The fight against Malaria

 

As a way of reducing the morbidity and mortality that is attributable to malaria, the malaria control programme is centred on the following strategies: improving case management, use of mosquito nets, control of malaria epidemics, intersectoral collaboration, involvement of the private sector and operational research.   

 

The clinical management of cases of malaria in both the public and private health facilities has improved considerably. This has been achieved through better supervision of the medical personnel and the laboratory, as well as the introduction of the quality assurance approach in the treatment of malaria in some health districts. The prevention of malaria is being undertaken in collaboration with the different partners by implementing activities that increase the utilisation of impregnated mosquito nets but also by the introduction of pre-impregnated Long Lasting nets (LLIN) especially for the population groups that are most vulnerable to malaria. 

 

Epidemiological surveillance of malaria has been improved by the integration of malaria in the integrated disease surveillance system, thus making it a disease that is under obligatory declaration on a weekly basis. In addition, a system for the monitoring of climatological factors has been installed in all sentinel sites and a multi-sectoral plan for the control of malaria epidemics has been elaborated.

 

IEC has targeted the sensitisation of the population on the preventive measures as well as what to do when one falls sick. The national media participated in this campaign.

 

Inter-sectoral collaboration was pursued with the private sector and with bilateral and multilateral organisations that intervene in the fight against malaria.

 

In the area of operational research, in vivo studies on the sensitivity of Plasmodium Falciparum to different drugs (Artekin, AQ-SP, AQ-Art, and Coartem) as well as in vitro studies on AQ, Art-CQ were done.

 

 

1.2. The fight against HIV/AIDS

 

Available data on the knowledge and behaviour of Rwandans vis-à-vis HIV/AIDS show that over 80% know HIV/AIDS. However, a lot remains to be done in sensitising the population to change their behaviours. The HIV prevalence is estimated to be between 3% and 8 %.

 

Only 55.000 cases of AIDS were notified in the HMIS. This figure does, however, not include patients that seek treatment from the private health facilities as well as those registered under different aetiologies in the health facilities. 

 

Data from the National retroviral reference laboratory shows that the demand for counselling and testing services is increasing from one year to the other.

 

The number of sites offering services for the prevention of mother to child transmission of HIV/AIDS (PMTCT) increased and as of today covers all the provinces in order to reduce the incidence of HIV amongst children borne of HIV+ mothers. However, due to the high prevalence of HIV amongst pregnant women attending ANC clinics, it is important that every PMTCT site gets a department or clinic for the clinical and psychosocial management of infected children and mothers.

 

The care for persons living with HIV/AIDS (PLWAs) has improved significantly due to the reduction in the cost of antiretroviral drugs, the availability of free drugs to the very poor and the elaboration of guidelines for the continuum of care that enables patients to be cared for right from the hospitals right through to home.

 

HIV/AIDS control activities boast of important multisectoral collaboration and are funded by several national and international stakeholders.

 

1.3. The control of tuberculosis

 

The National Integrated Programme for the control of Leprosy and tuberculosis offered technical and supervisory support to the health districts in the quest of improving screening and management of cases by strengthening training and support supervision.

 

The screening rate is about 36% while the treatment success rate is about 66%. The emergency of multi-drug resistant tuberculosis should be noted with concern and such serve as a special stimulus for the strengthening of DOTS for the first line treatment.

 

1.4. Problems related to Reproductive Health

 

Reproductive health indicators remain extremely alarming. They show a very high maternal mortality rate (1 071 deaths for 100.000 births), a high infant mortality rate (107 deaths / 1000), a fertility rate estimated to 5,8; a bad nutritional status in pregnant and breastfeeding women and a low attendance to reproductive health services. But, the contraceptive prevalence rate is increasing successfully.

 

1.5. The control of childhood illnesses

 

In 2004, the rate of vitamin A supplementation was very satisfactory during the first round (90%) but very low in the second round (3%).

 

The utilisation rate for community based growth monitoring is still very low, with an average rate of malnutrition of 22% in the 9 districts implementing the community based nutrition programme. Mortality remains high in the nutritional rehabilitation centres.

 

The vaccination coverage rate is above 80% for all vaccines. Not only is the value of vaccination well understood by the population, but 60% of all the children use the health facility in the first two weeks of their life in spite of the fact that most births occur at home. These good results are due to a combination of different strategies: training of health personnel, supervision, monitoring of activities, strengthening of the maintenance of equipment and the logistics of the EPI programme.

 

Concerning the epidemiological surveillance of diseases that are preventable through vaccination, it should be noted that Rwanda presented to the Africa Region Certification Commission (ARCC), its report on polio eradication based on the high performances observed and maintained since 1999. More efforts are, however, still needed in the area of neonatal tetanus and measles.

 

Infant mortality rate is still very high. It is hoped that the implementation of IMCI will improve the control of childhood illnesses.

 

1.6. Promotion of mental health 

 

Following the war and genocide of 1994, mental health problems became an important public health problem. 

 

Special emphasis has been put on building the capacity of the personnel available at the central level as well as those in the periphery in order to improve the management of mental health problems.

 

The National Mental health Programme has managed to train over 18,000 people including health animators, local political administrative authorities, members of the Red Cross as well as the trainers of judges under the framework of the Gacaca courts and the tenth anniversary of the genocide. Sensitisation tools have been translated into Kinyarwanda and the media have actively participated in the sensitisation of the public.

 

Part II. Development of the Health System

 

2.1. Development of the district Health system

 

Like in other years, this year the Ministry of Health put a lot of efforts in the development of the district health system.

 

The principal activities this year focussed on the strengthening of the decentralisation of health services, the promotion of community participation in the management and financing of health services, the development of human resources and the promotion of the quality of the services offered to the community.

 

In order to enable the National reference hospitals to provide the necessary technical support and backstopping to the district hospitals, Government continued to support their running costs of by providing the equipment that is necessary for the higher technical platform, infrastructure, research in accordance with the national priorities and specialist staff. 

 

According to the key principles of decentralisation, the district hospital is at the centre of the planning process of the health district.

 

One of the key factors for the success of decentralisation is the development of mechanisms that put the district hospital at the core of the planning processes of the local government. Special attention is paid to the development of technical capacities in order to ensure improvement in management of health problems.

 

2.2. Health sector financing

 

Between 1997 and 1999, the health sector was largely financed by external support. Beginning 1999, there was a decline in external funding of the sector with a sharp decline beginning 2000.

 

Beginning 2001, the budget allocated to the health sector started to reflect the realities of decentralisation. A big chunk of the health sector budget is allocated to the regional medical offices and the health districts which form the core of the decentralised entities of the health system.

 

It should be noted that Government’s contribution has been increasing steadily. Estimated at 30%, the contribution of the population through cost recovery by either direct payment or prepayment schemes is an important source of financing for the health sector. To this end, membership in the community medical insurance scheme has increased from 9% in 2003 to 27% in 2004.

 

2.3. Development of the pharmaceutical sector 

 

During 2004, several ministerial decrees on the regulation of the pharmaceutical sector were finalised and submitted to cabinet. In order to ensure financial accessibility to drugs, Government decided to exonerate all drugs, medical supplies and medical equipment from taxes.