MEM028
IV
SOMMAIRE IV
CHAPITRE .I.
INTRODUCTION 1
I.1 Présentation
du problème 1
I.1.1. Définition 1
I.1.2. Présentation du problème dans le monde 2
I.1.3. Conséquences du problème 3
I.1.4. Intérêt du sujet 4
I.1.5. Description du milieu de létude 5
I.1.6. Revue de littérature 7
I.2. Hypothèse du travail et objectifs 14
I.2.1. Hypothèse du travail 14
I.2.2. Objectifs du travail 14
CHAPITRE II:
Matériel, Méthode,
Sujets et Utilisation des résultats attendus 15
II.1. Matériel
15
II.2. Méthode 15
II.3. Sujets 16
II.3.1. Choix et technique de l'échantillonnage 16
II.3.2. Taille de l'échantillon 16
II.3.3. Caractéristiques de la population étudiée 16
II.3.3.1. Age 16
II.3.3.2. Etat matrimonial 17
II.3.3.3 .Niveau d'étude 17
II.3.3.4. Religion 18
II.3.3.5. Profession 18
II.4. Utilisation des résultats attendus 18
V
CHAPITRE III:
RESULTAT 19
III.1. Connaissances
des femmes en âge de procréer du district Sanitaire de KIBILIZI
sur le VIH /SIDA 19
III.1.1. Information sur le SIDA 19
III.1.2. Connaissances sur les modes de transmission du VIH/SIDA 19
III.1.3. Connaissances des symptômes du VIH/SIDA 19
III.1.4. Connaissances des sujets enquêtés sur les capacités
de l'organisme d'un sujet atteint de SIDA
à se défendre contre les agressions microbiennes 20
III.1.5. Connaissances des femmes enquêtés sur les affections opportunistes
associées au VIH/SIDA 20
III.1.6. Connaissances des femmes enquêtés sur la nature du SIDA
(affections microbiennes ou non) 21
III.1.7. Connaissances des femmes enquêtés sur le diagnostic du
VIH/SIDA 21
III.1.8. Connaissances sur la prévention du VIH/SIDA 21
III.1.9. Proportion des femmes ayant mensuellement des informations sur le SIDA
22
III.1.10. Connaissances des sujets enquêtés sur le SIDA selon les
sources des informations sur 22
III.1.11. Connaissances du SIDA selon l'âge 23
III.1.12. Connaissances du SIDA selon le niveau d'étude 23
III.1.13. Connaissances du SIDA selon la religion 24
III.1.14. Connaissances du SIDA selon l'état matrimonial 24
III.1.15. Connaissances du SIDA selon la profession 25
III.2. Attitudes des femmes face au test de dépistage volontaire du VIH/SIDA
25
III.2.1. Opinion des sujets enquêtés sur le test de dépistage
volontaire du VIH/SIDA 26
III.2.2. Raisons citées par les femmes pour subir un test de dépistage
volontaire VIH/SIDA 26
III.2.3. Circonstances renforçant la motivation des femmes enquêtées
pour subir un test
de dépistage du VIH/SIDA 27
III.2.4. Perception des femmes enquêtées sur la communication pour
ce qui est la réception
des résultats du test VIH/SIDA 27
III.2.5. Raisons invoquées par les femmes qui préfèrent
recevoir leur test VIH/SIDA des mains
de médecin 27
VI
III.2.6. Raisons pour
lesquelles certaines femmes enquêtées sont contre la pratique
du test de dépistage volontaire du VIH/SIDA 28
III.2.7. Attitudes des femmes enquêtées face au test de dépistage
volontaire du VIH/SIDA
selon l'âge 28
III.2.8 Attitudes des femmes enquêtées face au test de dépistage
volontaire du VIH/SIDA
selon le niveau d'étude 29
III.2.9. Attitudes femmes enquêtées face au test de dépistage
volontaire du VIH/SIDA
selon la religion 30
III.2.10. Attitudes des femmes enquêtées face test de dépistage
volontaire du VIH/SIDA
selon l'état matrimonial 30
III.2.11. Attitudes des femmes enquêtées face au test de dépistage
vo1ontaire du
VIH/SIDA selon la profession 31
III.3. Accessibilité financière et géographique 31
III.3.1. Accessibilité géographique 31
III.3.2. Accessibilité financière 32
CHAPITRE IV :DISCUSSION 33
IV.1. Connaissances des
femmes en âge de procréer du District sanitaire de
KIBILIZI sur le VIH/SIDA 33
IV.1.1. Information sur le SIDA 33
IV.1.2. Connaissances sur les différents modes de transmission du VIH/SID
33
IV.1.3 Connaissances sur les affections couramment associées au VIH/SIDA
34
IV.1.4. Connaissances sur le diagnostic de certitude de test du VIH/SIDA 34
IV.1.5 Connaissances sur la prévention du VIH/SIDA 35
IV.2. Attitudes des sujets enquêtés face au test de dépistage
volontaire du
VIH/SIDA 35
IV.3. Accessibilité financière au test de dépistage volontaire
VIH/SIDA 37
Résumé
38
Conclusion 44
Recommendation 44
Références bibliographiques 46
ANNEXES
I : Questionnaire.
II : Carte de la région sanitaire de Butare.
38
RESUME
Le SIDA est une maladie
due à la destruction du système immunitaire de l'organisme
par un virus appelé VIH et qui se transmet par les rapports sexuels (homosexuels,
ou hétérosexuels) non protégés et par voie sanguine.
Il s'agit d'une pandémie
la plus ravageuse de la fin du 20e siècle et du début du
21e siècle; cette affection qui n'a ni traitement réellement efficace
ni vaccin contribue
à une forte mortalité et à une forte morbidité dans
le monde, notamment dans les pays
en développement; on estime actuellement que le continent le plus touché
est l'Afrique
et plus particulièrement l'Afrique subsaharienne où la prévalence
global dépasse parfois
30% dans certains groupes; les femmes en âge de procréer constituent
effectivement
un des groupes les plus vulnérables à cette maladie qui déprime
irréversiblement le
système immunitaire de l'organisme. La peur et les problèmes psychologiques
et sociaux
que pose le test de dépistage volontaire constitue un des freins dans
la lutte contre cette affection
Des études sur
le test de dépistage volontaire du VIH/SIDA chez les femmes en âge
de procréer ont été réalisées dans plusieurs
pays du monde et les résultats nous
montrent que les attitudes des femmes des pays développés sur
le test VIH sont
bonnes car le taux du refus du test de dépistage volontaire est inférieur
à 5% en Europe.
Celles qui présentent une attitude positive envers le test varient de
61.7%, 97.1 % ,
et 95% notamment en France, en Italie aux USA.
Dans les pays en développement,
le taux de dépistage volontaire diffère d'une région
à une autre.
Bien que faible, il semble
être plus développé en Afrique qu'ailleurs dans les autres
régions en développement. Il est de 61 % en Côte d'Ivoire
(Abidjan), 96.9% au
CongoBrazzaville, 38.8% à Nairobi et 96% au Burkina F ASa.
Au Rwanda,)e test de
dépistage volontaire du VIH /SIDA chez les femmes en âge de
procréer (prostituées) était de 33% en 1998(10).
Les conséquences
du non dépistage volontaire du VIH /SIDA par les femmes en âge
de procréer sont multiples:
39
le risque de transmission
au conjoint (s'il n'est pas à l'origine de l'infection ),
le risque de transmission à l'enfant, le stress du patient qui se sent
abandonné par
l'entourage et la mort .
Le peu d'études
faites au Rwanda sur ce sujet nous montrent que les femmes en âge
de procréer ont des attitudes négatives envers le test de dépistage
volontaire du
VIH/SIDA qui les exposent à l'infection du VIH/SIDA. Toutefois, partout,
on s'inquiète
du fait que la plupart des femmes en âge de procréer ne font pas
recours au test de
dépistage volontaire du VIH/SIDA. Certaines ne veulent pas y aller par
peur de recevoir
un résultat sérologique positif pour une maladie qui n' a ni vaccin,
ni traitement réellement
efficace.
Dans le District sanitaire
de KIBILIZI aucune étude sur le dépistage volontaire du VIH/SIDA
chez les femmes en âge de procréer n'a été réalisée
jusqu'ici. cependant, il est fort possible
que les facteurs explicatifs probables d'un faible taux de dépistage
volontaire du VIH/SIDA
chez les femmes en âge de procréer relevés au niveau national
soient également les mêmes
pour le District sanitaire de KIBILIZI. C'est pourquoi nous conduisons la présente
étude
pour mettre en lumière cette situation avec comme hypothèse du
travail :« Le dépistage
volontaire de masse du VIH/SIDA chez les femmes en âge de procréer
reste problématique
dans le District sanitaire de KIBILIZI».
Cette situation s'explique par:
1. l'ignorance de ces
femmes sur .cette maladie.
2. l'attitude négative des femmes en âge de procréer sur
le test de dépistage volontaire
du VIH/SIDA .
3.la faible accessibilité financière et géographique de
ces femmes au test de dépistage
volontaire du VIH/SIDA .
Objectifs spécifiques
1.Evaluer les connaissances
des femmes en âge de procréer du District sanitaire de
KIBILIZI sur le VIH/SIDA .
2. Evaluer les attitudes des femmes en âge de procréer sur le test
de dépistage volontaire
du VIH/SIDA .
40
3. Evaluer l'accessibilité
financière et géographique des femmes en âge de procréer
au test de dépistage volontaire du VIH/SIDA .
4. Proposer
des solutions concrètes de nature à donner une nouvelle impulsion
dans
la lutte contre cette pandémie.
Méthode
Pour vérifier
notre hypothèse et atteindre chacun des objectifs spécifiques,
nous
nous sommes servis d'un questionnaire fermé comportant des questions
relatives
à tous les thèmes figurant au niveau des objectifs ci-haut cités.
1. Pour évaluer
les connaissances des femmes en âge de procréer sur le VIH/SIDA,
un questionnaire a été adressé à ces femmes. Ce
questionnaire portait sur: les modes
réels de transmission du VIH/SIDA , les signes cliniques possibles d'un
sujet qui
développe le SIDA et les moyens de prévention du VIH/SIDA .
2. Pour évaluer
les attitudes des femmes en âge de procréer sur le test de dépistage
volontaire du VIH /SIDA, une question a été adressé à
ces femmes pour savoir si elles
sont favorables ou pas à la réalisation de ce test.
3. Pour évaluer
l'accessibilité financière et géographique au test de dépistage
volontaire
du VIH/SIDA,
un questionnaire a été adressé à ces femmes. Ce
questionnaire portait sur:
les lieux préférés pour subir le test du VIH/SIDA , le
cadre sécurisant confidentiel pour le
counselling, la délivrance de résultat du test et le coût
du test VIH/SIDA
Pour le choix et la taille
de l'échantillon, nous nous sommes servis de la technique
d'échantillonnage aléatoire simple. Ainsi, 308 sujets ont été
choisis au hasard selon
la table de nombres aléatoires. Ces 308 femmes représentent 1%
de toute la population cible.
Notre travail a abouti
aux principaux résultats suivants:
l. Connaissances des
femmes en âge de procréer sur le VIH/SIDA
41
1.1. Information sur
le SIDA
Le pourcentage des sujets
qui ont entendu parler du SIDA est de 99.3%.
En ce qui concerne les sources d'informations sur le VIH /SIDA dans ce District
sanitaire, la FOSA est citée par 64.3% comme source d'information, suivie
par les
masse-media (47.1 %), les amis sont cités par 36%des sujets enquêtés
et la pharmacie
est signalé comme source d'informations avec un pourcentage de (5.2%).
Ceci montre
qu'un effort doit encore être fait pour sensibiliser ce groupe pour l'intérêt
d'un dépistage
volontaire. La connaissance sur le VIH/SIDA est fonction du niveau d' instruction.
Plus le niveau d'instruction, est élevé mieux on a des informations
sur le SIDA. 17.9% ;
seulement des sujets ayant fréquenté l'enseignement secondaire
ne connaissent pas
le SIDA contre 31.5% de ceux qui ont terminé l'enseignement primaire
et 50.3%
de ceux qui ont jamais été scolarisés.
1.2.Connaissances sur les modes de transmission du VIH/SIDA
Les modes de transmission
les plus connus sont: la voie sexuelle qui est connue
à 99%; le sang contaminé est connu à 77.9% et la transmission
mère-enfant connu
à 92.5%. Malgré ces bonnes connaissances sùr certains modes
de transmission
du VIH/SIDA , certaines femmes continuent à penser que le SIDA peut être
transmis
par des voies erronées comme: l'empoisonnement, la voie mystique. voir
tableau 7.
1.3.Connaissances des
symptômes du VIH/SIDA
Notre étude montre
que les symptômes de cette maladie sont peu connus;
notamment la perte de poids (64.6%), la toux persistante et la diarrhée
persistante
connue à 62% et à 55.8%.
42
1.4.Connaissances des
femmes enquêtées sur les capacités de l' organisme d'un
sujet atteint du SIDA à se défendre contre les agressions microbiennes
80.8% des femmes
de notre étude connaissent que l'organisme d'un sujet
atteint du SIDA se défend mal contre les agressions microbiennes.
1.5: Connaissances des
femmes sur les affections couramment associées au
VIH/SIDA
83.4% des femmes
de notre étude connaissent que la Tuberculose est une affection
couramment associée au VIH /SIDA .
1.6.Proportion des femmes
connaissant si le SIDA est une affection microbienne
45.7% des femmes disent
que le SIDA est une affection microbienne contre
54.2% des femmes qui croient que le SIDA n'est pas une affection microbienne.
1. 7.Connaissances des
femmes sur le diagnostic de certitude du VIH/SIDA
Seulement 41.2%
des sujets de notre étude connaissent le Laboratoire comme
moyen permettant de poser un diagnostic de certitude du VIH/SIDA . 4.5% des
femmes citent les signes cliniques comme moyen permettant de poser un
diagnostic de certitude.
1.8.Connaissances sur
la prévention du VIH/SIDA
L'abstinence
est connue à 68.5%, la fidélité à 43.8%, le préservatif
à 45.7%,
mais certaines femmes disent que le vaccin est l'un des moyens de prévention
du VIH/SIDA (11.3%).
2.Attitudes face au test
de dépistage volontaire du VIH/SIDA
Seulement 43.9% des sujets
interrogés sont favorables au test de dépistage
volontaire du VIH/SIDA; les raisons qui poussent les femmes à subir un
test
de dépistage sont les suivantes:
43
le mariage imminent ,la
forte sensibilisation sur le problème, la curiosité,
un récent contact sexuel suspect.
41.2% des sujets de notre
étude souhaitent obtenir leurs résultats des mains
du médecin;
seulement 13.6% souhaitent les recevoir de l'infirmier.
56% des femmes enquêtées n'adhérent pas au test de dépistage
volontaire du
VIH/SIDA;
les raisons souvent avancées sont: la peur de recevoir un résultat
positif dans
76.2% des cas;
47% des sujets redoutent le non respect du secret médical;
36% n'ont pas confiance en elles -mêmes,
51.9% ont honte de rencontrer les gens qu'elles connaissent et
29.5% des sujets enquêtés ne savent pas où passer ce test;
le facteur limitant
le plus évident demeure le faible pouvoir d'achat des femmes enquêtées
car
78.2% disent que ce test est cher.
44
CONCLUSION
Au vu de nos résultats,
notre hypothèse de travail formulée au départ se trouve
confirmée.
Bien que les connaissances
sont suffisantes pour certains Items comme l'information
sur le SIDA (99.3%) ou le mode de transmission de cette maladie qui est connu
à 99% ,
le niveau des connaissances globales reste faible, notamment pour ce qui est
des
symptômes de cette affection ou des interactions entre cette maladie et
d'autres
affections. L'étiologie pose encore un problème dans notre population
enquêtée où
55% pensent que le SIDA n'est pas une affection microbienne.
Les attitudes de notre
population d' étude restent négatives face au test de dépistage
volontaire du VIH/SIDA ; les raisons souvent avancées sont la peur de
recevoir un
résultat positif ou la doute sur le respect du secret médical.
De nombreuses femmes
en âge de procréer du District sanitaire de KIBILIZI trouvent
ce test de dépistage hors de leur portée sur le plan financier;
en effet, elle trouvent le
test cher. Sur le plan géographique, 56.1 % de la population enquêtée
parcourent plus
de 5km pour faire le test.
Face à ces points
faibles révélés par la présente étude, nous
formulons les
recommandations suivantes:
l. Pour accroître
le niveau des connaissances de la population étudiée.
Les autorités
sanitaires de KIBILIZI devraient dans leur plan d'action du District
redéfinir des nouvelles stratégies d' I.E.C. en matière
de dépistage volontaire du
VIH/SIDA chez les femmes en âge de procréer de ce District.
Ces stratégies
devraient cibler à travers des campagnes répétées
de sensibilisation
des points précis comme les symptômes de cette maladie, ses interactions
et la synergie
avec d'autres pathologies comme la Tuberculose.
2. Inversion des attitudes
pour amener les femmes à adhérer au test de dépistage
volontaire du VIH/SIDA.
Les autorités
sanitaires de KIBILIZI devraient analyser tous les facteurs de blocage
qui empêchent les femmes en age de procréer de ce District de se
soumettre volontairement
au test de dépistage du VIH/SIDA .
Parmi ces facteurs inhibant,
une attention particulière doit être accordée sur le respect
de secret médical; cette phase d'analyse doit être suivie par des
actions ciblées dans le
domaine de sensibilisation, de counselling et de communication interpersonnelle
afin de
vaincre la peur à se soumettre à ce test de dépistage qui
constitue une pierre angulaire
dans la lutte contre cette pandémie.
3. Faciliter l'accessibilité
de la population d'étude au test de dépistage volontaire du VIH/SIDA
.
La présente étude
révèle que le test de dépistage du VIH /SIDA coûte
cher; la population
rurale du District sanitaire de KIBILIZI est un groupe pauvre; les autorités
sanitaires de
KIBILIZI avec la collaboration intersectorielle, notamment des autorités
politico-administratives
devraient développer des stratégies pour rendre plus accessible
le test de dépistage du
VIH/SIDA dans ce District; dans cette approche, il est souhaitable d'associer
les ONG,
les organisations de coopération bilatérale et multinationale
comme l'ONUSIDA , l'OMS
et le PNUD.
Sur le plan de l'accessibilité
géographique, les autorités sanitaires de ce District devraient
développer des stratégies de nature à rapprocher ces tests
plus près des populations
bénéficiaires en faisant des stratégies avancées
de ce test VIH.
Nous ne prétendons
pas avoir épuisé ce sujet si vaste et si complexe; d'autres études
s'avèrent nécessaires comme:
1.L' étude de
prévalence du VIH/SIDA dans le District sanitaire de KIBILIZI
2.L' étude CAP sur le VIH/SIDA dans la région sanitaire de Butare
.

